Le ministre français de la Santé Olivier Véran défend l’action du gouvernement sur la gestion des masques, à l’Assemblée nationale, le 19 mars 2020. Ludovic MARIN / POOL / AFP
Texte par : RFI  Publié le : 

Les hôpitaux n’en ont pas assez, les médecins de ville non plus, beaucoup de salariés exposés sont obligés travailler sans protection. Les masques manquent en France et cette pénurie provoque de nombreuses critiques sur la gestion des stocks et les livraisons. Le gouvernement est obligé de se défendre.

Le gouvernement joue en défense sur la question de l’approvisionnement en masques. Même les personnels de santé prioritaires n’en disposent pas en nombre suffisants. Cette pénurie est de plus en plus critiquée. Ces critiques sont remontées ce jeudi 19 mars jusqu’au Sénat et à l’Assemblée nationale, lors des débats sur le projet de loi d’urgence sanitaire et les questions au gouvernement.

Les parlementaires de toutes les oppositions de droite comme de gauche ont par exemple pointé les déficiences de l’approvisionnement et relayé la colère des personnels médicaux, mais aussi de tous les travailleurs exposés.

Mauvaise gestion antérieure

Face à ces critiques, la communication du gouvernement a évolué. Après avoir dans un premier temps déconseillé le port du masque présenté comme inutile dans la plupart des cas et même dangereux s’il était mal utilisé, les ministres ont commencé à dénoncer les vols de masques, constatés jusque dans les hôpitaux. Et de mettre en cause l’absence de stocks disponibles au début de la crise, en raison d’une mauvaise gestion antérieure à la suite de l’épidémie de grippe H1N1 en 2011.

C’est ainsi que le ministre de la Santé Olivier Véran ou la porte-parole du gouvernement Sibeth Nidiaye ont ce jeudi expliqué la pénurie. Tous deux ont assuré que l’ensemble des moyens de productions étaient maintenant mobilisés.