La Corée du Nord a déjà procédé à des tirs de missiles vers la mer du Japon, samedi 4 mai (photographie d’illustration).
Korean Central News Agency (KCNA)

Les tensions montent sur la péninsule coréenne. La Corée du Nord a procédé aux tirs de deux missiles balistiques de courte portée ce jeudi 9 mai, dans l’après-midi. Une nouvelle provocation qui survient cinq jours seulement après les tirs d’une série de « projectiles », samedi 4 mai, face à la mer du Japon.

Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Le régime de Kim Jong-un semble chercher à faire pression sur les États-Unis et la Corée du Sud, alors que les négociations nucléaires sont dans l’impasse. Ces deux missiles balistiques ont été tirés depuis la base de Sino-ri, à 77 km au nord-ouest de Pyongyang, affirme l’armée sud-coréenne.

Partis en direction de l’est, ils ont parcouru respectivement 420 km et 270 km, survolant ainsi tout le territoire nord-coréen, avant de s’abîmer en mer du Japon. Si le Sud avait pudiquement qualifié les précédents tirs nord-coréens samedi d’envois de « projectiles », il parle bien aujourd’hui de missiles.

Des discussions diplomatiques

Ces missiles ont été tirés alors que l’envoyé spécial américain en charge du nucléaire nord-coréen, Stephen Biegun, vient d’atterrir à Séoul pour des discussions. « La Corée du Nord veut montrer aux États-Unis que le temps n’est pas de leur côté », explique à Séoul l’analyste Andreï Lankov.

Il ajoute que le régime va « continuer de rappeler que si aucune concession n’est trouvée au sujet des sanctions, il peut créer un grave désordre en Extrême-Orient ». Ces tirs surviennent alors que la Corée du Sud envisage de fournir une aide humanitaire à la population nord-coréenne, menacée par de graves pénuries alimentaires.