Le président Donald Trump, à l’ouverture du Forum économique mondial, le 21 janvier 2020, à Davos, en Suisse.
janvier 22, 2020 VOA
AFP

Le président américain Donald Trump a fustigé les « prophètes de malheur » et les « prédictions d’apocalypse » lors d’un discours mardi à Davos, auquel assistait la militante du climat Greta Thunberg.

« Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions de l’apocalypse », a-t-il dit lors du Forum économique mondial, peu après que la jeune Suédoise eut regretté que « rien n’ait été fait » pour enrayer le changement climatique.

Après avoir débité sur un ton plutôt monocorde une longue liste de réussites économiques et sociales, ayant valu aux Etats-Unis « un boom comme on n’en a jamais vu auparavant », le président américain a vanté l’abondante production d’hydrocarbures des Etats-Unis, « numéro un mondial du gaz et du pétrole », et leur indépendance énergétique. Sans jamais mentionner les énergies renouvelables.

A terme de ce véritable discours de campagne, le milliardaire, qui brigue sa réélection et qui fait face à un procès pour destitution, a estimé que « la peur et le doute (n’étaient pas) de bons modes de pensée », louant l’innovation technologique plutôt que la régulation.

Difficile de ne pas voir dans son allocution un message aux activistes de l’environnement et en particulier à Greta Thunberg, qui, selon le New York Times, devrait elle répéter dans l’après-midi dans une allocution qu’il est temps de « paniquer » parce que la « maison brûle ».

Ces expressions avaient déjà impressionné l’élite économique et politique de Davos lors de la première participation l’an dernier de la jeune Suédoise