Le Président de la BAD ( Banque Africaine de Développement) Docteur Akinwumi ADESINA a, à l’invitation du Président de la République Faustin Archange TOUADERA effectué une brève visite de travail le 12 mai 2019 à Bangui.
Reçu par le Chef de l’État centrafricain au cours d’une audience élargie au Premier Ministre Firmin NGREBADA et quelques membres du gouvernement, le Président de la BAD est venu s’entretenir sur la situation politique et les perspectives d’appui de la Banque Africaine de Développement à la RCA .
La Banque Africaine de Développement dont le siège est basé à Abidjan en Côte-d’ivoire est une institution financière internationale de développement créée dans le but de contribuer au développement et au progrès social dans les États Africains.
Le Docteur Akinwumi ADESINA a vivement félicité le Président de la République pour son leadership dans la recherche de la paix et pour la bonne santé financière du pays malgré les défis sécuritaires. Il a, d’autre part, remercié le peuple centrafricain pour son accueil et sa reconnaissance qui s’est matérialisée par la remise de la Cravate de Commandeur dans l’Ordre National de la Reconnaissance centrafricaine.
Le Président de la Banque Africaine de Développement a annoncé la mobilisation de 168 millions de dollars dans le cadre du Traité Bruxelles et programmé pour la période 2019/2020 un financement de 60 millions de dollars pour soutenir différents secteurs comme la modernisation de l’Aéroport Bangui-Mpoko, le secteur de l’eau et l’énergie, l’agriculture et l’appui au secteur privé.
La BAD a pris l’engagement après la signature de l’Accord de Paix, d’accompagner le pays en vue d’obtenir des résultats économiques satisfaisants comme dividende de la paix.
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« Tous ensemble, mettons fin à l’enrôlement des enfants dans les forces et groupes armés ».
C’est avec ce slogan que le Président de la République a lancé le mercredi la compagne de lutte contre l’enrôlement des enfants dans les groupes armés. Cette compagne nationale prévue pour la période 2019/2021 est organisée par le gouvernement centrafricain en partenariat avec l’ONG World Vision et l’Unicef.
Cette lutte en faveur de la protection de l’enfant vise à mobiliser toutes les énergies pour accélérer le processus d’adoption par l’Assemblée Nationale du Code de Protection de l’Enfant. Il adressé ses vives remerciements à tous les partenaires pour la réussite et la pérennisation de ces actions dans l’intérêt de la sauvegarde des droits de l’enfant.
Un enfant n’est pas un soldat, son enrôlement dans les conflits constitue un crime contre l’humanité.
La Représentante de l’Unicef en Centrafrique Madame Christine MUHIGANA a indiqué que depuis 2014, les partenaires en charge de la protection de l’enfant ont contribué à libérer et à prendre en charge 13. 976 filles et garçons, chiffre qui risque d’être révisé à la hausse si tous les enfants étaient effectivement libérés conformément au terme de l’accord de paix.

Cette cérémonie a réuni dans l’ hémicycle de l’Assemblée Nationale autour du Président de la République de nombreux garçons et filles, le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON BABA, le Premier Ministre Firmin NGREBADA et de Hautes personnalités.
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Sous le haut patronage du Président de la République, Chef de l’État, les travaux du Comité Exécutif de Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation Nationale ont démarré le mercredi 15 mai dans la grande salle de l’ Hôtel Ledger à Bangui. l’Accord comporte des engagements du Gouvernement qu’il faut mettre en œuvre.
– de déterminer dans les meilleurs délais les orientations stratégiques de la mise en œuvre de l’Accord ;
– d’approuver le chronogramme d’exécution de l’Accord et;
– de veiller à son respect.
Le Secrétariat d’Appui Technique doit remplir efficacement sa mission à travers l’élaboration d’un tableau de bord, l’administration et la coordination technique de la mise en œuvre de l’Accord pour permettre au Comité Exécutif de Suivi de remplir sa mission dans le meilleur délai. Les engagements de chacune des parties doivent être exécutés pour que l’impact se fasse ressentir sur la sécurité des centrafricains sur toute l’étendue du territoire national.
Le Chef de l’État a adressé ses félicitations à la Minusca pour l’appui et le soutien technique apportés aux Préfets qui ont mis en place 11 comités de mise en œuvre préfectoraux et 9 comités techniques de sécurité.
C’est dans sa mise en œuvre que l’Accord de paix et de Réconciliation Nationale montrera toute l’étendue de son efficacité. Nous devons en faire la priorité des priorités, a poursuivi le Président de la République.
Le Représentant Spécial de la Commission de l’Union Africaine Matthias Bertino MATONDO a, pour sa part invité toutes les parties :
– à faire diligence pour la désignation de leurs membres au sein de ces structures ;
-A promouvoir et à vulgariser l’Accord ;
-Pour les représentants, à respecter leurs engagements et mettre immédiatement fin à toute forme de violence et faciliter la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national.
Le bureau de liaison du Secrétaire Général de la CEEAC, par voix de son Représentant Adolphe NAHAYO s’est réjoui du lancement de ces travaux et a annoncé que le bureau liaison a bénéficié d’un appui financier de l’U.S.I.P ( Institut Américain pour la Paix) pour accompagner les groupes armés à vulgariser l’Accord de paix dans le respect de leurs engagements.
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Le Président de la République a rencontré le jeudi 16 mai, avant le traditionnel Conseil des Ministres une délégation de l’A.P.F ( Assemblée Parlementaire de la Francophonie) en présence du Président de l’Assemblée Nationale El Hadj Moussa Laurent NGON BABA.
Cette délégation conduite par son Secrétaire Général Parlementaire Jacques KABRAL est venue à Bangui animer un séminaire à l’Assemblée Nationale sur le thème de l’Autonomie de l’Assemblée Nationale et aussi identifier les besoins de cette deuxième institution centrafricaine en termes de renforcement des capacités du personnel et de l’encrage démocratique.
En rencontrant le Chef de l’État, les Parlementaires de l’AFP ont salué son leadership dans la signature de l’Accord de Paix, du retour de la RCA dans l’espace francophone, la mise en place des Institutions républicaines et la valorisation des. Droits de l’Homme.
Une première étape est ainsi franchie. l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie s’engage à aider la RCA à franchir la 2e marche de la démocratie par l’identification des citoyens avec un état- civil fiable, le besoin de recensement de la population et une liste électorale qui sont les fondements d’une démocratie nouvelle.
Le Président de la République a exprimé la gratitude de la nation pour cette visite avant d’exposer sa vision sur la jeune démocratie centrafricaine. Nos institutions actuelles, notre constitution et notre Assemblée Nationale sont des organes encore très jeunes et fragiles.
L’expérience de l’AFP nous est nécessaire car la volonté du Chef de l’État est de rendre cet ancrage démocratique irréversible et l’Assemblée Nationale doit en être le socle. L’ Assemblée Nationale est le lieu de tous les débats sur le fonctionnement de la République.
l’Accord Politique de Paix paraphé à Khartoum et signé à Bangui montre notre détermination à ramener la paix par le dialogue. Tous les engagements doivent être tenus, le soutien de la Francophonie nous est tant nécessaire à l’heure où nous allons vers les élections futures que nous voulons apaisées.
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Au menu de la réunion de travail présidée par le Chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA le vendredi 17 mai 2019 au Palais de la Renaissance : la Réhabilitation des Infrastructures Routières à Bangui et à l’intérieur du pays, une priorité présidentielle.
Ont pris part à cette réunion le Ministre des Finances et du Budget Henri- Marie DONDRA, du Ministre des Travaux Publics et de l’Entretien Routier Guismala HAMZA entouré des experts de leurs ministères, des Directeurs Généraux de l’O.N.M, du Fonds routier et des Sociétés de Bâtiments et des Travaux Publics.
Il s’agissait pour le Président de la République de passer en revue et débloquer tous les obstacles tant financiers que techniques qui entravent les réalisations d’infrastructures routières qui ont beaucoup de retards.
La libre circulation des personnes et des biens, le transport des marchandises passent par la réalisation d’infrastructures routières digne de ce nom et participent considérablement au développement économique. L’urgence de l’heure est de s’atteler au relèvement économique et social de notre société pour le Président de la République et de son gouvernement.

C’était l’essentiel de l’actualité du Président de la République, Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Je vous souhaite bon week-end.

Ministre Délégué
Conseiller en Communication
Porte-Parole de la Présidence

Albert Yaloke MOKPEME