Crédit photo, page Facebook La Renaissance
Le Président de la République Centrafricaine, Chef de l’Etat, Faustin Archange TOUADERA et Mme Francesca DI MAURO, Directrice Afrique Centrale à la Commission Européenne.

Dans cette région, le projet sera mis en œuvre par deux organisations non gouvernementales, à savoir Cooperazione Internazionale (COOPI) et Concern Worldwide.

D’après la directrice Afrique centrale de l’Union européenne, Francesca Di Mauro, le projet recouvre trois volets.

Le premier volet concerne les petits producteurs agricoles de maïs, de riz et de haricot, à travers un meilleur accès aux marchés et la promotion de la consommation locale, par le biais des cantines scolaires et l’alimentation des personnes vulnérables, à l’exemple de ceux qui résident sur des sites de déplacés internes. Des projets de culture du cacao et le développement du café sont envisagés.

Le second volet devrait toucher les agriculteurs et les éleveurs des préfectures allant de l’extrême nord-ouest vers l’extrême nord-est, notamment l’Ouham Pendé, l’Ouham, le Baminingui Bangoran et la Vakaga. Des perspectives de coopératives sont en vue, dans le but d’organiser les groupements d’agriculteurs et d’éleveurs.

Le dernier volet du projet couvre les préfectures du centre (la Ouaka, la Nana Gribizi et la Kémo), de l’ouest (l’Ombella M’Poko), du sud-ouest (Lobaye) et la capitale centrafricaine, Bangui.

Le ministre centrafricain de l’Agriculture, Honoré Féïzouré, a, quant lui, fait savoir que ce programme cadre bien avec le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) et apparaît comme étant une réponse à la problématique du chômage des jeunes. Il a jugé nécessaire que ce programme soit accompagné par ceux du développement des infrastructures routières, de l’énergie et de la microfinance.

Lancé en République centrafricaine depuis 2015, le Fonds Békoû, entièrement financé par l’Union européenne, est un fonds fiduciaire qui a déjà dégagé 240 millions d’euros en direction d’une cinquantaine de projets. Il est même prévu que ce programme soit étiré jusqu’en 2020.

La crise qui a secoué la République centrafricaine depuis décembre 2012 a porté un coup dur à la mise en œuvre de n’importe quel programme établi par le gouvernement. La mise en œuvre de l’accord de paix du 6 février dernier a permis une accalmie sur l’ensemble du territoire nationale, permettant au gouvernement d’envisager un déploiement dans le sud-ouest, avec des partenaires de taille comme l’Union européenne et le Fonds des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Vendredi 3 Mai 2019
Alain-Patrick Mamadou / ACAP