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Firmin Ngrébada, Premier ministre centrafricain
mardi 4 août 2020 17:32 RADIO NDEKE LUKA

Quelques jours après leur rencontre à Bangui et face à l’avalanche de réactions et le volte-face du leader de l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique), le Premier ministre sort de son silence. Au cours d’une conférence de presse tenue à Bangui, le 03 août 2020, Firmin Ngrébada se réjouit de la pression exercée par le gouvernement sur Ali Darassa. Cependant, il juge inopportune la réaction de la société civile appelant à une journée ville morte le mercredi 05 août 2020.

En marge de cette conférence de presse, le chef du gouvernement rassure l’opinion nationale, choquée par les résolutions de la rencontre du 25 juillet avec Ali Darassa. Devant le déluge de réactions, dérivées de cette réunion et le revirement du leader de l’UPC, Firmin Ngrébada assure que la démarche entreprise par le gouvernement n’a pas été assimilée par certaines personnes. S’agissant du communiqué rendu public le samedi 1er août 2020 par le groupe armé UPC, il atteste que le séjour de son leader à Bangui n’a pas été une partie de plaisir.

Pour le chef du gouvernement, le leader de l’UPC n’a pas été nommé à un poste de responsabilité dans la ville de Bambari. Cependant, son retour dans cette ville du centre du pays, consiste à favoriser les conditions du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) programmé dans la région de la Ouaka et Haute Kotto.

« Il n’est nullement question que Ali Darassa revienne à Bambari comme gouverneur ou chef militaire. Il va revenir à Bambari sans ses combattants pour que nous puissions démarrer le DDR. Certains de nos compatriotes n’ayant pas compris notre démarche et se croyant choqués, ont très vite donné une interprétation du procès-verbal qui sanctionne la fin de notre rencontre » affirme Firmin Ngrébada.

Argument visiblement peu solide pour dissuader et calmer la colère de la société civile, le Premier ministre accuse, sans nommer, des personnes derrière le communiqué de Ali Darassa et rejette l’action de la désobéissance civile prônée par le groupe de travail de la société civile.

« Si l’objectif est de créer des troubles, d’empêcher les gens d’aller au travail, car mercredi est un jour ouvrable; cela est synonyme d’empêcher les gens de vaquer librement à leurs occupations. Nous avons rouvert les écoles, les élèves en classes d’examen seront également empêchés d’y aller. Ce genre de pratique, je ne l’accepterai pas » martèle le chef du gouvernement.

Ce point de presse précède plusieurs rencontres avec l’opposition démocratique, la société civile ainsi que les garants et les facilitateurs. Toutefois, le gouvernement n’a proposé aucune porte de sortie face à cette énième crise politique.