Le président du Cameroun Paul Biya, le 10 octobre 2019, à Lyon. AFP – LUDOVIC MARIN
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 28/02/2020 – 16:14 Modifié le : 28/02/2020 – 16:14

Le Conseil constitutionnel a publié vendredi des résultats partiels des élections législatives camerounaises ayant eu lieu le 9 février. Le parti du président Biya est donné largement vainqueur avec au moins 139 sièges sur 180.

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir du président Paul Biya, a très largement remporté les législatives du 9 février, avec 139 sièges sur 180, selon des résultats partiels rendus publics, vendredi 28 février, par le Conseil constitutionnel.

La participation a été « modérée », à 45,98 %, a affirmé le président du Conseil, Clément Atangana. Il a présenté des résultats pour 167 des 180 sièges de l’Assemblée, puisque les scrutins pour 13 députés dans onze circonscriptions des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont été annulés et devront être à nouveau organisés.

En attendant ces élections partielles dans ces régions ravagées par un sanglant conflit séparatiste, le RDPC devance déjà tous ses concurrents réunis, raflant 139 sièges, contre 148 en 2013. Il est suivi d’un de ses alliés, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), qui gagne 7 sièges.

Principal parti d’opposition représenté dans l’Assemblée sortante jusqu’à présent, le Social Democratic Front (SDF) n’emporte que 5 sièges, contre 18 en 2013.

Élection de 16 députés d’opposition

Malgré ce net recul, le SDF pourrait améliorer son score lors des partielles dans ses fiefs traditionnels du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le SDF partage la troisième place avec le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) de Cabral Libii, 39 ans, qui fait son entrée à l’Assemblée avec 5 députés.

En tout, seuls 16 députés d’opposition ont été élus, ce qui laisse une marge de manœuvre extrêmement confortable à la majorité présidentielle.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, arrivé deuxième à la présidentielle de 2018, avait appelé à boycotter le scrutin, jugeant impossible l’organisation de ces élections, notamment en raison du conflit meurtrier qui secoue les deux régions peuplées par la minorité anglophone camerounaise.

Avec AFP