Le leader de l’opposition burundaise Agathon Rwasa lors d’une interview le 22 juillet 2015 à Bujumbura. REUTERS/Mike Hutchings
Texte par : RFI
Publié le : 17/02/2020 – 13:21

Au Burundi, le Conseil national pour la liberté (CNL), le principal parti d’opposition, a désigné le 16 février son président, Agathon Rwasa, comme candidat à la présidentielle prévue le 20 mai 2020.

Âgé de 56 ans, l’opposant Agathon Rwasa est considéré comme le principal rival du général Évariste Ndayishimiye, le candidat du parti au pouvoir au Burundi.

Représentant du Conseil national pour la liberté (CNL) à l’étranger, Aimé Magera assure que son parti est déterminé à mener cette campagne électorale jusqu’à son terme, malgré les pressions et le risque de violences contre ses membres et militants.

« Nous avons désigné le président dans un contexte que je dirais tendu sur le territoire burundais parce que plusieurs militants sont incarcérés, d’autres ont été assassinés, d’autres en prison, rappelle-t-il. Nous sommes dans une situation très difficile pour nos militants parce que l’espace politique est resté toujours verrouillé ».

« Nous attendons quand même une campagne très rude, mais nous allons toujours faire face parce que cela fait 40 ans que nous sommes sur le terrain, nous sommes aguerris et la population et surtout nos militants sont déjà avisés, poursuit Aimé Magera. Notre détermination est vraiment intacte. Le peuple est debout et va tout faire pour que la situation change. Nee nous décourageons pas. Et nous demandons à notre peuple de ne pas céder à la peur, de rester toujours debout et déterminés, et serrons nos rangs ».