Boris Johnson à la Chambre des communes, à Londres, le 28 octobre 2019. Capture écran France 24
Texte par : FRANCE 24
Publié le : 28/10/2019 – 20:32 Modifié le : 28/10/2019 – 21:29

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a raté, lundi, une nouvelle tentative de convoquer des législatives en décembre pour sortir le Brexit de l’impasse, qui a abouti à un troisième report de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

La sentence est tombée pour Boris Johnson. La Chambre des communes a rejeté, lundi 28 octobre, la tenue d’élections anticipées le 12 décembre prochain, comme le réclamait le Premier ministre britannique.

Seuls 299 élus ont voté en faveur de ce retour anticipé aux urnes mais il en fallait 434 pour que le chef du gouvernement réunisse la majorité qualifiée des deux tiers des élus et obtienne gain de cause sur sa requête. Soixante-dix ont voté contre, les autres n’ont pas pris part au vote.

Dépôt d’un projet de loi pour la tenue du scrutin

Le Premier ministre britannique refuse de se laisser abattre. « Nous ne permettrons pas que cette paralysie continue. Cette chambre ne peut pas retenir plus longtemps en otage notre pays », a-t-il commenté avant d’annoncer le dépôt, dans la soirée, d’un court projet de loi pour maintenir la tenue d’un tel scrutin.

Le projet sera soumis au vote des députés mardi 29 octobre. Cette voie parlementaire distincte n’exigera que la majorité simple, et non la majorité qualifiée des deux tiers qui était nécessaire lundi.

Ces élections législatives doivent permettre à Boris Johnson de disposer enfin d’une majorité, seul moyen pour lui d’avoir une plus grande marge de manœuvre au Parlement concernant les négociations du Brexit.

« Hors de question d’avoir une sortie de l’UE sans accord », pour Corbin

Le chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, affiche quant à lui toujours la même priorité : éviter un Brexit sans accord avec l’Union européenne. « Nous allons bien sûr examiner ce projet de loi et nous espérons une décision claire et définitive sur le fait qu’il est hors de question d’avoir une sortie de l’UE sans accord », a-t-il réagi lundi soir.

« Nous ferons en sorte qu’il n’y ait aucune chance que ce Premier ministre ne respecte pas sa parole, car il en a l’habitude, et qu’il ne puisse pas sortir ce pays sans accord, tout en sachant les dégâts que cela causerait à l’emploi et à l’industrie. »