Le Premier ministre britannique Boris Johnson dans les locaux du n°10 Downing Street à Londres, le 30 août 2019.
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Par RFI Publié le 30-08-2019 Modifié le 30-08-2019 à 23:13

Les mécontentements et la colère vont-ils se coaliser contre Boris Johnson pour le renverser lors de la rentrée parlementaire la semaine prochaine ? Boris Johnson a en tout cas mis en garde ce vendredi 30 août les députés contre un blocage du Brexit, prévu le 31 octobre, quelques heures après avoir remporté une première manche dans la bataille judiciaire engagée par ses opposants contre sa décision de suspendre le Parlement.

Boris Johnson n’en démord pas. Les députés « ont promis de mettre en œuvre le mandat du peuple. Ils ont promis de mettre en œuvre le Brexit et j’espère qu’ils le feront », a déclaré le Premier ministre britannique à la chaîne de télévision Sky News. Dans le cas contraire, a-t-il prévenu la « confiance du peuple dans la politique s’érodera gravement. »

Recours aux tribunaux ou motion de censure en réflexion, le locataire du 10, Downing Street fait la leçon à ceux qui se rebellent. Inutile, leur assène-t-il, et surtout, contre-productif.

Deux réunions par semaine à Bruxelles

« Plus les européens se disent que le Parlement peut tenter et réussir à bloquer le Brexit, moins ils sont susceptibles de nous donner l’accord que nous voulons, raisonne l’ancien maire de Londres. Donc c’est totalement baroque. Mais plus les parlementaires tentent d’empêcher une sortie sans accord, plus en fait c’est le résultat qu’ils vont finir par obtenir. »

Chantage ou pression, Boris Johnson a en tout cas annoncé une accélération des rencontres entre négociateurs britanniques et européens. Deux réunions par semaine à Bruxelles en septembre. Pour dire quoi? Nul ne sait. Boris Johnson n’a pas dévoilé les propositions britanniques.