Entrée principale de l’Assemblée nationale tchadienne, quartier Ardebe à Ndjamena, le 16 novembre 2018.
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Par RFI Publié le 05-11-2019 Modifié le 05-11-2019 à 11:53

Les modifications portent notamment sur le nombre de députés qui siégeront au prochain Parlement. Le Tchad a adopté depuis plus de dix ans un système de dialogue où majorité et opposition s’accordent sur les questions politiques avant de la transmettre au gouvernement. Or, sur le coup, l’opposition n’a pas été associée.
Dans un communiqué diffusé ce week-end, la composante opposition au sein du Cadre national de dialogue politique (CNDP) rejette l’adoption par le gouvernement d’un nouveau projet de code électoral. Ce n’est pas un travail issu du dialogue politique, dénonce le député Saleh Makki, un des signataires du communiqué : « L’opposition est vent debout parce que ce travail n’est pas un travail consensuel. C’est un texte du gouvernement, ça ne concerne que le gouvernement. Le CNDP est mis en place comme cadre du dialogue afin qu’il y ait consensus sur tous les sujets d’importance capitale. Or, le gouvernement est passé outre en prenant cette décision-là. »

Reproches au pouvoir

Ce que l’opposition reproche au pouvoir, c’est d’avoir diminué le nombre des députés de 188 à 161 alors que la population a augmenté entre temps. « Le député est le représentant du peuple, ajoute Saleh Makki. Nous connaissons la configuration de notre pays. Nous ne voulons pas de l’exclusion. La troisième législature est composée de 188 députés. Depuis lors, il y a eu augmentation de la population. Il est tout à fait normal qu’il y ait une augmentation du nombre de députés. »

Processus électoral ralenti

Selon nos sources, un travail interne au cadre de dialogue qui n’a pas été diffusé a préconisé un Parlement avec 197 députés. Les représentants de la majorité au sein du CNDP, contactés, n’ont pas souhaité s’exprimer alors que cet incident ralentira un peu plus le processus électoral qui a déjà pris un peu de retard.