Des policiers sur le lieu de l’attentat qui visait l’ambassade des États-Unis à Tunis le 6 mars 2020. REUTERS/Zoubeir Souissi
Texte par : RFI
Publié le : 06/03/2020 – 23:04

L’attaque, menée par deux assaillants aux abords de l’ambassade des États-Unis ce vendredi 6 mars, qui a fait un mort et cinq blessés, vient rappeler la persistance de groupes terroristes. Les kamikazes étaient originaires de la banlieue de Tunis.

Avec notre correspondant à Tunis, Michel Picard

Deux heures seulement après la déflagration qui a visé un fourgon de policiers devant l’ambassade américaine, la police menait déjà des perquisitions et tenait à le faire savoir.

Première ville ciblée, Le Kram, quartier populaire en bord de mer, à 5 kilomètres des lieux de l’attentat, d’où serait originaire l’un des terroristes. Recherche de complices, recherche d’indices, divulgation des noms des suspects… Avant même les résultats des analyses ADN, les descentes ont permis de procéder à des arrestations de personnes fichées pour terrorisme.

Incarcérés pour terrorisme en 2014

Les deux jeunes hommes présentés comme les kamikazes avaient été condamnés et incarcérés pour terrorisme en 2014 et avaient purgé leurs peines. Ils étaient interdits de sortie du territoire.

Pour l’heure pas de revendication. En juin dernier, l’organisation État islamique avait été rapide à s’attribuer la responsabilité des attentats suicides visant les forces de l’ordre dans la capitale. Ces attaques n’avaient pas entaché la saison touristique. Le pays vient de connaître une année touristique exceptionnelle et compte renouveler l’exercice afin de lutter contre une crise économique lancinante, priorité du nouvel exécutif.

Ce vendredi, le chef de l’État Kaïs Saied a présidé le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement.

La question qui se pose c’est est-ce que c’est un attentat isolé qui est un peu l’exception qui confirme la règle ou est-ce le début d’une campagne, ce n’est pas encore clair et cela laisse beaucoup de gens perplexes.