Donald Trump lors d’une allocution suite de la frappe aérienne militaire contre le général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, en Irak, à West Palm Beach, en Floride, aux États-Unis, le 3 janvier 2020.
REUTERS/Tom Brenner
Par RFIPublié le 04-01-2020 Modifié le 04-01-2020 à 01:55

La mort de Qassem Soleimani risque de susciter une riposte de Téhéran. Plusieurs villes des États-Unis sont en état d’alerte après le raid mené à Bagdad contre le général iranien. Mais Donald Trump l’assure, cette action n’était pas destinée à entrer en conflit contre l’Iran ; le président américain fait au contraire valoir que cette opération a permis de sauver des vies. Selon le département d’État, des actions étaient planifiées en Irak, en Syrie et au Liban.

Avec notre correspondante à Washington,Anne Corpet

Depuis son accession à la Maison Blanche, Donald Trump ne cesse de le répéter : son objectif est de ramener les troupes américaines déployées à l’étranger, de se désengager des conflits au Proche-Orient. Cette affirmation du président semble en contradiction avec sa politique.

La sortie de l’accord nucléaire, sa campagne de pression maximale sur l’Iran n’ont fait que renforcer les tensions avec Téhéran. Et l’assassinat du général Qassem Soleimani risque fort de susciter des représailles de la part de l’Iran et d’entraîner une escalade militaire.

Les Américains en sont conscients : ils envoient 3 000 soldats supplémentaires au Koweït pour parer à toute éventualité. Ils s’ajoutent à un renfort de 750 hommes annoncé en début de semaine.

« Nous avons agi pour stopper la guerre », a assuré Donald Trump lors d’une intervention solennelle au lendemain du raid mené à Bagdad. Le président l’a répété dans la soirée devant ses admirateurs à Miami : il agit pour sauver des vies et son administration reste déterminée à établir la paix et la stabilité à travers le monde.

Peu importe les faits : l’essentiel pour Donald Trump est de conserver la confiance de ses électeurs. Ils souhaitent certes un désengagement des Américains de la scène internationale, mais saluent la capacité du président à agir avec fermeté lorsque leurs intérêts sont menacés.