Emmanuel Macron à Paris, le 10 mai 2019. Désormais, le président français veut dérouler l’acte II de son quinquennat.
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Par RFI Publié le 30-05-2019 Modifié le 30-05-2019 à 06:36
Après des élections européennes où la majorité présidentielle est arrivée juste derrière le Rassemblement national, le président Emmanuel Macron veut dérouler l’acte II de son quinquennat. Les mots d’ordre : « proximité » et « humanité ». Le Premier ministre, Edouard Philippe, prononcera un discours de politique général le 12 juin. Le président, lui, ne juge pas nécessaire de réunir le Parlement en congrès à Versailles, comme c’était prévu.

Le président français avait promis de réunir chaque année les parlementaires à Versailles. Mais, en 2019, il est urgent d’attendre. Après les européennes, Emmanuel Macron se sent conforté et il ne veut pas dévier de son cap. Un cap qu’il a défini lors de sa conférence de presse du 25 avril. Du coup, estime-t-il, pas besoin de remonter en première ligne.

« Aucune plus-value »

C’est donc le Premier ministre, Edouard Philippe, qui va détailler les chantiers à venir lors d’un discours de politique générale dans deux semaines. Dans ces conditions, organiser un Congrès en grande pompe n’aurait « aucune plus-value » dit la porte-parole du gouvernement. « Ça serait un peu redondant », complète même l’Elysée.

Option pourtant retenue en 2017

C’est pourtant l’option qui avait été retenue en 2017. Dans l’esprit du président, l’heure n’est plus aux annonces mais à la mise en œuvre. Emmanuel Macron ne cesse de pester contre la lenteur du déploiement des réformes qu’il a annoncées. Il va donc relancer la semaine prochaine une idée qui lui est chère mais qu’il n’a jamais mise en place, celle du spoil system : en clair, les chefs de l’administration centrale devront être en ligne avec la politique du gouvernement, sous peine d’être remplacés.