Manifestation à Alger, le 22 novembre 2019.
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Par RFI Publié le 22-11-2019 Modifié le 22-11-2019 à 18:28

Comme ils le font depuis dix mois, les Algériens ont manifesté ce vendredi 22 novembre pour réclamer le départ du régime. La mobilisation était très forte.
Les rues d’Alger étaient noires de monde pour ce nouveau vendredi de mobilisation. Des dizaines de milliers de personnes ont scandé des slogans hostiles aux généraux qualifiés de « corrompus ». Ils ont réitéré leurs revendications : le départ des détenteurs du pouvoir en place et l’annulation de l’élection prévue dans trois semaines.

« Gaïd Salah, dégage. Cette année il n’y aura pas de vote », ou encore « les généraux à la poubelle », criaient les pancartes brandies par la foule. « Nous voulons un État civil », martelait-elle en choeur, à Alger et dans de nombreuses autres villes comme Oran, Constantine, Bejaia, Tizi Ouzou ou Mostaganem. Les manifestants réclament un renouvellement politique. « Cette génération ne fera jamais marche arrière », préviennent-ils.

Le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, homme fort du pays depuis le départ du président Bouteflika, met en garde : cette fois, l’élection « ne sera pas annulée » comme cela avait été le cas à deux reprises en avril et en juillet derniers. Selon des sources de la société civile, au moins 60 personnes ont été arrêtées ce vendredi à Alger.