Les Algériens se sont à nouveau massivement mobilisés pour un 16e vendredi consécutif, le premier depuis l’annulation de la présidentielle, à Alger, le 7 juin 2019.
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Par RFI Publié le 07-06-2019 Modifié le 08-06-2019 à 03:02

C’était le 16e vendredi de contestation populaire et la première manifestation depuis l’annonce du report sine die de la présidentielle du 4 juillet. Les manifestants refusent toujours la tenue d’un nouveau scrutin.
Le président par intérim a annoncé jeudi soir 6 juin que des consultations seraient ouvertes à l’opposition et à la société civile pour faire en sorte que le prochain scrutin présidentiel ne soit pas rejeté.

Mais cette après-midi dans les rues d’Alger, les dizaines de milliers de personnes qui étaient mobilisés semblaient toujours s’opposer à la tenue d’une élection dans ce contexte. Parce que, pour eux, le gouvernement reste le même et parce qu’ils ne font pas confiance aux autorités pour organiser un scrutin transparent.

Comme les semaines précédentes, les slogans demandaient le départ de Gaïd Salah, le chef d’état-major, mais aussi le départ de tout le système. La fin du ramadan, c’était aussi synonyme du retour des groupes de supporters de football qui ont chanté des chants contestataires dans le centre-ville.

Au cœur des discussions, on sent pourtant qu’une inquiétude est bien là quant à la suite du mouvement. Certains ont préparé des pancartes avec le visage des personnalités qui pourraient être acceptés par les Algériens pour une période transition. Mais après quatre mois de manifestations, aucun leader ou représentant n’a pas émergé pour le moment.