Par RFI Publié le 20-06-2019 Modifié le 20-06-2019 à 02:04

En Algérie, en début de semaine, les organisations de la société civile se mettaient d’accord pour une « transition de six mois à un an ». Cette fois ce sont les partis d’opposition démocratiques qui se réunissent. Et c’est une première depuis le début du mouvement populaire il y a 4 mois. Alors que le processus démocratique amorcé par le départ d’Abdelaziz Bouteflika est dans l’impasse, sept formations politiques d’opposition ont signé, mardi 18 juin, l’appel aux forces de l’alternative démocratique. Le Front des forces socialistes (FFS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), PT, PST, UCP, MDS, PLD ainsi que des responsables de Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) – joignent leurs forces pour élaborer un plan de sortie de crise qui passe par une transition démocratique.
Fini l’isolement au sein de l’opposition, place au collectif. Le Mouvement démocratique et social (MDS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et 5 autres partis politiques entendent désormais travailler ensemble pour trouver une solution politique à la crise.

« Il n’y a aucun parti qui peut, à lui seul, trouver une issue réclamée par le peuple algérien qui veut en finir avec le régime actuel, explique Ramdane-Youssef Tazibt, dirigeant du Parti des travailleurs. Donc, chaque parti est conscient que l’enjeu est grand. »

Pour cette frange de l’opposition signataire de l’appel, la seule option possible est la transition démocratique. « On est pour le changement radical du système, on est pour la transition démocratique, pas pour la présidentielle, poursuit Ali Laskri, du Front des forces socialistes, FFS. C’est-à-dire qu’il y a une instance suppléante, et pourquoi pas par la suite un gouvernement de transition. On est pour la constituante pour aller par la suite à la présidentielle, aux législatives et locales. C’est un processus. Si on demande un changement du système, c’est pas pour pérenniser encore le système, le renforcer, le consolider. »

Pour ce qui est du dispositif détaillé, la réflexion se poursuit. L’opposition démocratique a donné rendez-vous aux adeptes de la transition le 26 juin prochain pour une concertation.