L’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana (ici en 1982). AFP
Texte par : RFI
Publié le : 03/07/2020 – 10:00 Modifié le : 03/07/2020 – 12:02

La cour d’appel de Paris a confirmé, ce vendredi, le non-lieu prononcé fin 2018 pour neuf Rwandais, proches de Paul Kagame, mis en examen dans l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, considéré comme déclencheur du génocide de 1994 au Rwanda. Une étape judiciaire importante dans cette procédure de plus de 20 ans.

Après six mois de délibérations, les magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris ont confirmé la décision des juges antiterroristes. Ces derniers avaient ordonné l’abandon des poursuites contre neuf membres ou anciens membres de l’entourage de l’actuel président rwandais Paul Kagame.

La cour n’a pas exposé ses motivations à ce stade. La défense se dit soulagée, même si cette décision ne clôt pas définitivement le dossier. Les parties civiles ont d’ailleurs déjà annoncé un pourvoi en cassation. L’assassinat du président rwandais en Habyarimana en 1994 est reconnu comme l’élément déclencheur du génocide au Rwanda.

Première réaction après cette décision de justice, celle d’un officiel rwandais. Ce dossier, dans lequel des membres de l’entourage de l’actuel président rwandais, Paul Kagame, étaient poursuivis, « a été une parodie de justice, une véritable mascarade qui n’aurait jamais dû voir le jour », a réagi sur son compte Twitter le ministre rwandais de la Justice, Johnston Busingye.